Entrez dans le bain du Scuba Club !

Yasmine, Marius, Casimir, Sergio et Max forment le Scuba Club.

Café du Lys, fin septembre. EPIC a discuté avec quatre des cinq membres du groupe Scuba Club. Ils·Elles ont sorti fin août leur premier album, Sonoscope, où le maître mot est l’expérimentation. Rencontre.

Sergio, Casimir, Marius, Max et Yasmine, âgées entre 21 et 31 ans, forment le Scuba Club. Un groupe de musique genevois, qui se définit plus comme un collectif, aux influences multiples.

Tout commence il y a plus d’un an : Max avait un morceau en tête, il réfléchit, s’y penche, mais sent qu’il lui manquait quelque chose pour en être pleinement satisfait. Il fait appel à Sergio qui produit de la musique sous le pseudo Bjørn depuis des années et qu’il a connu au collège. Les deux anciens roussoïstes avaient des affinités musicales communes et décident de se lancer. Le courant passe, l’alchimie est au rendez-vous, le morceau leur plaît : ils décident de poursuivre leur collaboration. Marius rejoint l’aventure en proposant un texte, suivi de Casimir et de Yasmine.  En découle The Way I Walk, né en septembre 2020. « C’est notre premier morceau et celui qui a le plus marché, précise Max, on est fier·ère·s d’avoir pu sortir ce résultat pour nos débuts et les retours qu’on a eu nous ont mis en confiance pour la suite. »

Le nom du groupe est venu bien après leur premier titre. Après un brainstorming, ils·elles décident de Scuba Club. Scuba (plongée en anglais ndlr), pour la sonorité du nom et l’ambiance assez aquatique que dégagent certaines de leurs production et Club pour donner une dimension inclusive : « On aime cette idée d’être ouvert vers l’extérieur. Si tu écoutes notre musique, tu rentres dans le club ! », précise Sergio.

Les cinq membres du collectif ont tous un passif dans la musique. Chacun de leur côté, ils composent, jouent où mixent. L’envie d’avoir une clique, où les inspirations des uns nourrissent celles des autres s’est fait sentir. « Je sais que pour mes projets persos, c’est plus compliqué. Je me demande toujours si ce que je fais est bien ou pas. Là avec les échanges qu’on a, on peut directement avancer », explique Max. Être à cinq offre une dimension plus organique. La réactivité et la passion des membres permettent aussi d’amener une forme de validation à l’interne. Petite particularité du groupe : trois d’entre eux sont frères, à savoir Marius, Max et Casimir. Tous les trois faisaient de la musique de leur côté mais n’avaient jamais réellement travaillé ensemble. « On n’avait pas spécialement peur, c’est toujours assez fluide entre nous » précise Marius. L’entente avec les deux autres a tout de suite été très facile, comme une évidence, précise le quatuor.

Groupe Hybride

Autre singularité du groupe ; chaque place est interchangeable. Un·e membre peut tantôt être chanteur·euse, compositeur·trice ou les deux. La production de chaque morceau est donc unique, avec des envies ou des processus différents. « C’est toujours une personne qui amène un premier élan, note Casimir, on part toujours d’une harmonie et après le morceau se construit en fonction des discussions du collectif ». Cette dimension hybride leur permet d’explorer toujours plus. Grâce à ces échanges, leur premier album Sonoscope est né « presque tout seul ».

Sonoscope, place à l’expérimentation

Le 27 août dernier, le quintette a sorti leur premier album Sonoscope. Un projet de sept titres, aux ambiances variées, aux voix et aux écritures pluriels pour un opus où le maître mot est l’expérimentation. Sonoscope s’est façonné grâce aux goûts diversifiés des membres : Alliant des influences du monde du hip hop comme Kendrick Lamar ou D’Angelo, la bande avoue aussi être inspiré par des sonorités plus RNB. Yasmine insuffle aussi des arrangements plus jazz et Sergio plus électronique. « Cette diversité, c’est ce qui nourrit le projet », note Marius.

Pochette de Sonoscope

Des envies de scène

Le groupe travaille actuellement sur leurs futurs concerts et leur présence scénique. « On se pose beaucoup la question de comment jouer notre musique en live, comment les remanier pour la scène. On a longtemps été focalisé sur notre musique et on souhaite actuellement bosser sur le reste », explique Casimir. Promotion, communication et peut-être un clip ? « Oui c’est prévu ! précise Sergio, On a beaucoup d’idées et on sait que c’est important d’apporter aussi du visuel. On espère sortir un clip pour la fin de l’année. » Scuba Club continue en parallèle d’écrire et de composer. Ils aspirent à faire des concerts déjà pour le mois de novembre.

Pour suivre leur travail, rendez-vous sur leur page Instagram ou Spotify

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