Colour Of Rice : rencontre avec la simplicité

À seulement 22 ans, Rani – connue  sous son nom de scène Colour Of Rice, a déjà fait un sacré parcours : la scène de Festi’Neuch, Un EP et un album déjà sortis, un show au festival Les Créatives, et la liste est encore longue ! Sur scène avec sa guitare, elle a vécu plus de 100 concerts en Suisse, France, Écosse et Japon. Avec sa voix cristalline, cette artiste nous emmène vagabonder avec elle, nous racontant des histoires sur des morceaux aériens. Cette « citoyenne du monde » nous en dit plus sur son parcours, ses inspirations et ses projets.

Tout d’abord, pourquoi avoir choisi ce nom de scène, Colour Of Rice ?

C’est drôle, parce que déjà à 12 ans je savais que je voulais utiliser ce nom. Je ne jouais pas encore de la guitare mais j’ai décidé de prendre ce nom de scène car une amie m’a dit qu’elle pensait à un bol de riz en me voyant…  J’ai des origines japonaises et le riz au Japon est très important. Il en existe plein de sortes et ça m’intriguait, toutes ces différentes couleurs de riz… Je me suis intéressée à cette diversité, et c’est comme ça que j’ai choisi Colour Of Rice !

Comment est-ce que ton engouement pour la musique a commencé ?

Je pense que dès que je pouvais m’exprimer et bouger, j’ai fait de la musique. Mes parents ont un grand rôle dans mon rapport avec la musique : ma mère est organiste, et c’est grâce à elle que j’ai chanté pour la première fois devant un public. J’avais neuf ans, et j’ai chanté toute seule la chanson du film japonais Princesse Mononoké, j’ai grandi avec ce film et il m’a beaucoup apporté dans ma vie. Même si j’ai jamais vécu au japon, je recevais des colis de mes grands-parents et ça m’a beaucoup influencé dans ma musique.

J’ai commencé la guitare à 17 ans, pour moi c’était hier ! On apprenait un morceau de guitare pour jouer devant une assemblée, au gymnase. Ma sœur jouait de la guitare classique et quand j’ai pu essayer la sienne, j’ai pris feu ! A cette époque, je jouais du piano et de la flûte traversière et je chantais beaucoup, notamment dans un groupe de rock-pop. Les membres de mon groupe m’ont aussi encouragé à écrire mes propres chansons. Ma mère joue de la clarinette, du piano et chante dans son groupe Office Du Tampukin, on a commencé un peu en même temps ma mère et moi et on s’inspire beaucoup mutuellement.

Quelles sont tes inspirations ?

Je suis très ouverte à tout, je ne suis pas souvent collée à mon téléphone parce que j’aime observer ce qui m’entoure ; la nature, les oiseaux, les arbres… Je suis quelqu’un de très vive qui essaye de tout voir car même si t’as déjà vu un oiseau par exemple, il est différent de tout les autres oiseaux. C’est ça qui m’inspire ; la diversité du monde et ce que j’observe, ce que je vis et ressens.

J’écris sur tout ce qui me touche ; l’amour, la vie et la mort.

Comment qualifierais-tu ton style musical ?

Mon style entre dans la catégorie de « Acoustic Folk ». Les racines du folk sont dans la répression des peuples, la musique était un moyen de contrer cette répression et de dire « je veux m’exprimer, je veux chanter mes émotions ». La guitare est un instrument près du cœur. Ça m’a beaucoup inspiré, car je veux vraiment exprimer mes émotions, je veux faire ça avec un instrument qui est avec moi comme un compagnon. Quand je tombe à la radio sur une vieille chanson folk, j’aime tellement ça. La pureté ! Juste une voix et un petit accompagnement, simple et efficace.

R.B
Crédits photo : Matt Jeker

Ton meilleur souvenir sur scène ?

Mon meilleur souvenir… c’est quand tu es avec des gens sympas en général. En France, il existe un petit restaurant avec une cave, et ils organisent un festival qui s’appelle Hiboux et le Chien Blanc, un festival rock. J’ai rencontré le fils de celui qui tient le restaurant et on est devenu amis. Il m’a toujours soutenu et il m’a invité à jouer dans ce restaurant, tous les mois je faisais la première partie d’un groupe. Au bout d’un moment, on a fait une pause pendant un an, et un jour je suis revenue pour une première partie et c’était comme la revenante ! Ils m’ont accueillie à bras ouverts et c’était comme le retour à la maison. C’était très valorisant et c’est un moment qui m’a marqué.

Je pensais que t’allais me parler de Festi’Neuch ou du Montreux Jazz…

C’est pas vraiment la grandeur des scènes qui est important, il peut y avoir de tout : on peut jouer sur une grande scène avec une ambiance incroyable, mais aussi jouer dans un petit bar et avoir une atmosphère tout aussi bonne. Je garde comme meilleur souvenir mon retour dans la cave du restaurant car ils m’ont connu dès le début, les gens qui étaient là connaissaient toutes mes chansons, y en a même un qui a écrit « Lonely Suicide » sur une feuille pour que je la joue. C’était vraiment fort car ils se sont réjouis de me revoir.

Festi’Neuch, le Montreux Jazz et Les Créatives étaient aussi très spécial mais ce n’est pas vraiment la même chose. Le concert aux Créatives était dans un espace fermé, assez sombre… Sur une des chansons je leur ai dit « Come closer’’ et j’ai senti un vrai lien à ce moment-là ! Pour Festi’Neuch, c’était en plein air, il y avait le soleil, il faisait chaud et les gens étaient un peu éparpillés partout. Chaque concert est tellement différent et spécial, en même temps que les gens te découvrent, toi aussi tu découvres ton public qui est différent à chaque fois.

As-tu déjà fait des collaborations, ou as-tu des collaborations de prévues ?

Oui ! J’ai fait un featuring avec un rappeur, le morceau est présent sur sa mixtape « Liechtsignau ». Il rap (en suisse-allemand !) et je chante de manière un peu aérienne avec lui. D’avoir vu comment il travaille, de manière très ordonnée et passionné, c’était super !

J’ai un autre projet avec un ami que j’ai rencontré dans un kiosque, mais je préfère garder cela un peu comme un mystère… Chaque chose en son temps !

Quelle est la place actuelle de la musique dans ta vie ?

J’ai toujours la musique dans ma tête, j’ai pleins de projets qui me permettront peut-être de m’ouvrir des portes… Qui sait !

C’est avec la musique que je gagne le plus, après je fais de la photographie, des cartes postales, j’écris des textes pour quelques magazines… Mais c’est la musique qui me plaît le plus donc j’essaye de foncer là-dedans.

Tu m’as dit que tu faisais aussi de la photo, est-ce que tu as déjà fait des expos ?

Non, je prends des photos avec mon smartphone, donc la qualité n’est pas super, et je sais pas comment faire vraiment dans ce milieu-là. Si je réussis dans la musique peut-être que je développerais mon projet photo. Là je suis sur un site qui s’appelle RedBubble, où on peut choisir une de mes photos pour la mettre sur un mug, un poster, sur un châle etc. Les gens qui gèrent le site s’occupent du produit final, et nous qui faisons les photos, on reçoit un pourcentage. J’ai aussi un tumblr ou je mets surtout mes photos, mais je me consacre surtout à ma musique pour être honnête.

Quelles sont tes projets ?

Depuis longtemps je travaille sur mon nouvel album qui va s’appeler Oh Darling.

Quand j’ai fini mon album Fly j’étais déjà en train d’écrire le nouvel album, j’écris toujours. Pour moi, tout se fait de façon presque évidente, j’écris une chanson, et au fur et à mesure j’en arrive à plus de 12 et je me rends compte que ça peut faire un album, mais je me dis pas que je dois travailler pour mon album, ça se fait très naturellement.

Est- ce qu’il y a une date de sortie prévue ?

Je sais pas encore très bien quand il va sortir, en étant musicienne indépendante je me demande si je vais essayer d’avoir un label qui serait intéressée par ma musique, c’est pour ça que je ne peux pas sortir mes chansons quand je veux ou comme je veux : dans le cas où je signe quelque part, je ne voudrais pas que ça me cause du tort. Je dois trouver des bonnes personnes avec qui travailler, et après ça mettra encore du temps… mais j’y travaille, et j’espère, parce que je le vois dans ma tête donc forcément c’est une chose que je vais faire. J’ai sorti  Fall in Love, mon EP, puis Fly, mon premier album et maintenant mon deuxième album, Oh Darling, c’est à voir.

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Crédits photo : Dominik Meier

Est-ce que tu as des concerts bientôt de prévu ou que tu viens de faire ?

J’ai un concert à Berne de prévu au Compass Bar le 7 décembre et après je vais jouer à Lausanne au marché de Noël ! Pour Janvier j’ai encore une autre date au Toit des Saltimbanques à Courtelary, ça fait longtemps que j’aimerais y aller et on a finalement trouvé une date. Je me réjouis de ce lieu intimiste, seulement une cinquantaine de personnes ; une ambiance qui me plait beaucoup. J’aime bien voir mon public et si c’est trop grand ou qu’il y a trop de lumière qui m’éblouit parfois, je n’arrive pas à le voir. Pour moi, c’est important de savoir comment mon public réagit à mes chansons pour pouvoir m’améliorer par la suite. Tu ne sais jamais comment ça va se passer, comment les gens vont ressentir ta musique, c’est chaque fois un voyage, une aventure, et c’est vraiment chouette !

Quelques liens pour découvrir le travail de Colour Of Rice :

– Page Facebook : https://www.facebook.com/colourofriceofficial/?fref=ts

– Lien MX3 : http://mx3.ch/colourofrice
– Chaine Youtube : www.youtube.com/colourofrice
– Prochaines dates : www.bandsintown.com/colourofrice
– Site « Redbubble » : www.redbubble.com/people/colourofrice
– Tumblr : www.colourofrice.tumblr.com
– Des cartes postales avec les photos prises par Rani sont disponibles au magasin Bio Le Moulin Vert à Renan et au Edu’s Coffee & Clothes, à Bienne.

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1 commentaire

  • Coucou Rani,
    Je ne connaissais pas cet interview. Félicitations Mlle l’Artiste aux multiples talents.
    Merci pour ton message très sympathique envers les gens d’H&LCB et ton petit clin d’oeil à l’un de tes « fans ».
    Continue comme ça, reste naturelle.
    A bientôt pour une nouvelle demande de « Lonely Suicide »

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