Lonely The Brave, ou le courage de partager son art

C’est l’histoire d’Aura qui ose sortir de sa timidité pour enfin exposer ses œuvres au monde. Sous l’impulsion et les encouragements de son patron/galeriste et de son meilleur ami, la jeune artiste peintre aura enfin l’occasion de participer à un vernissage. Mais arrivera-t-elle à dépasser ses peurs et ainsi surmonter son manque de confiance en elle ?

Voici le synopsis du premier court-métrage de Little Tumtitu. Après des études en Lettres et un cursus aux États-Unis en cinéma et psychologie, la jeune réalisatrice est revenue à Genève pour poursuivre ses études. Possédant multiples casquettes, car elle est aussi photographe, scénariste, et actrice de théâtre, Tumtitu se lance dans la sortie de son premier projet présenté au public. Tout débute lorsque la jeune étudiante à la SAE Institute doit réaliser un court-métrage en guise de projet de fin de diplôme. Tumtitu cherche alors l’inspiration dans un livre, The War of Art, qui l’aide à développer son scénario. L’engrenage des événements s’enclenche alors : il faut s’entourer d’une équipe de tournage fiable et trouver des acteurs correspondant aux personnages que Tumtitu s’est imaginé. Après de nombreux appels à castings et une recherche acharnée, la jeune réalisatrice trouve les personnes qui correspondent à ses critères. « Lonely The Brave étant un court-métrage exclusivement en anglais, il fallait trouver des gens qui parlaient anglais couramment et sans accent. Ce fut un grand moment de stress et de solitude. C’était très difficile mais mes efforts ont fini par payer», nous confie-t-elle.

Léa, mannequin, et Muhammad, qui avait déjà fait du théâtre mais jamais de cinéma, endossent alors les deux rôles principaux. Quant à l’équipe, Tumtitu a prit soin de s’entourer de personnes de confiance et ayant de l’expérience. « L’ambiance d’un tournage est extrêmement importante, il faut qu’elle soit bonne pour que le rendu soit satisfaisant. J’ai donc choisi des gens avec qui j’avais un bon feeling. Par exemple, j’avais déjà travaillé avec Ferenc qui est le directeur photo du court-métrage. Je le connais bien et il comprend mon style, cela aide énormément », ajoute la jeune réalisatrice. Tourné en mars 2018, le projet sortira courant octobre, un délai qui n’était pas prévu mais qui témoigne du perfectionnisme ainsi que du soucis de bien faire. « Le projet a évolué au cours des mois. Par exemple, il faisait quinze minutes au départ et n’en fait que dix aujourd’hui. J’ai simplifié mon projet, je l’ai porté à maturité. J’ai réussi à trouver une bonne combinaison entre le visuel et le rythme, ce qui n’est vraiment pas évident. », nous explique-t-elle.

Ce premier projet est un grand saut pour Little Tumtitu, qui s’est beaucoup identifiée à l’héroïne de l’histoire. En effet, la dimension personnelle de l’artiste prend une portée universelle lorsqu’il s’agit d’exposer son art. « Je voulais faire réfléchir sur le rapport que peut avoir un artiste avec le monde. Il y a ce paradoxe entre l’envie de se montrer, mais en même temps de vouloir garder son art pour soi. C’est difficile de montrer quelque chose qui vient de nous car c’est à la fois très personnel et expressif, mais je pense qu’il faut oser sortir de cette peur et s’ouvrir au monde extérieur. Je voulais que l’héroïne soit traversée par cette contradiction, qu’elle incarne à la fois la solitude mais aussi le courage ». Lonely the Brave s’annonce alors comme un projet profond, lumineux, touchant et surtout plein d’espoir quant à l’identité d’artiste. Un court-métrage prometteur qui donne hâte de sa sortie…

Retrouvez bientôt Lonely The Brave, le court-métrage avec toutes les informations ici !

Le site de Little Tumtitu

Sa page Instagram

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