En ballade avec Landscape and Sounds

© David Ferreira Gomes

Le trio folk Landscape and Sounds vient de sortir « Ebb and Flow », un album qui invite à la détente et à l’évasion. Avant leur premier concert live jeudi 17 mai, le chanteur et bassiste du groupe Natkim Chatagnat nous raconte l’histoire du jeune groupe et de leur premier album.

Présente-nous le groupe Landscape and Sounds.

On est trois potes qui jouent pour le plaisir depuis un moment. Il y a Sacha à la guitare solo, Baptiste à la guitare lead qui soutient la mélodie et moi qui chante et joue de la basse, en plus de faire le piano, la batterie et de la guitare sur l’album. En 2017, on s’est dit qu’on pouvait participer à la Fête de la musique, mais pour cela, il fallait qu’on trouve un nom ! On a choisi « Otherwise, it’s OK ». Malgré une inscription en dernière minute, on a été sélectionné pour jouer. Dès lors on avait quelques mois pour s’entraîner et faire au moins un concert live. Il se trouve qu’on a eu la possibilité, grâce à la Loterie Romande, de jouer à Lausanne lors de la dernière étape du Tour de Romandie, ça nous a bien aidé. Ensuite on a eu le concert à la Fête de la musique, puis un concert au Terreau, puis à l’Uni pour la soirée des diplômés, bref Landscape and Sounds c’est pour l’instant un an et demi d’existence.

En un an et demi, comment en êtes-vous arrivé à votre album « Ebb and flow » ?

Je dirais que le déclenchement c’était le responsable de l’Uni qui nous a commandé 40 albums à la suite de notre concert lors de la soirée des diplômés. À partir de là, on a eu trois mois pour tout faire alors on s’y est mis à fond ! On a eu pas mal de chance aussi. D’abord, on a pu tout enregistrer chez moi, car j’ai le matos. Ensuite, on était un jour chez Sacha et un de ses colocs se pointe et dit « ah mais je dessine moi, je peux vous faire la pochette ». Peu après y a son autre coloc qui nous dit « moi je fais du mixage, je peux m’occuper de mixer votre album », et là, ça s’est enchaîné. Au final, on était dans le rush total : on a reçu mercredi soir les albums et on avait le concert avec la présentation de l’album le lendemain.

La pochette de l’album « Ebb and Flow » (© Maël Mulhauser)

Sur cet album, on y trouve quoi ?

Il y a sept morceaux, le style est folk, indie, et pop. Personnellement j’écoute beaucoup Coldplay ou Bon Iver et Sacha écoute du folk genre Mumford and Sons, on pourrait dire que ces influences se retrouvent sur plusieurs morceaux de l’album. Concernant les textes, ils ont été écrits par Sacha et moi. Il n’y a pas de thème particulier, on parle simplement de ce qu’on ressent. Par exemple, la chanson « Ebb and flow », qui se traduit par « flux et reflux », parle des forces qui nous entraînent et avec lesquelles il faut parfois se laisser aller plutôt que de vouloir les contrer. Il y a des choses qui passent et repassent et sur lesquelles il ne faut pas se prendre la tête.

Pour la chanson « This World is Going Down », elle apparaît sur l’album suite à un « One night / one song » challenge qu’on s’est donné avec Sacha. Un soir on buvait quelques bières et on s’est dit qu’on allait tenter d’écrire et d’enregistrer de A à Z une chanson en une soirée. On a passé huit heures dessus et au final on a consulté Baptiste et on s’est dit qu’elle était cool, donc on l’a laissé.

Allez-vous réitérer ce genre de démarche ?

Oui sûrement ! Mais cette fois ci on pense filmer et faire une vidéo pour expliquer comment on s’y sera pris, de sorte à pouvoir disséquer les différentes parties de l’enregistrement.

Comment as-tu commencé la musique ?

J’ai commencé à l’âge de sept ans la batterie, après je me suis mis à la guitare, ensuite au piano et enfin à la basse. En fait, j’ai débuté la basse car y avait un groupe au collège qui avait besoin d’un bassiste et qui m’a demandé. Ce qui est cool maintenant, c’est qu’avec ces instruments, je suis mobile, je peux jouer partout. Et en live c’est parfait, je joue souvent plusieurs instruments.

Ça t’arrive de jouer plusieurs de ces instruments simultanément en live ?

Oui, parfois en concert je suis au synthé avec ma basse. Au début, les gens se disent « mais qu’est-ce qu’il est en train de faire ? » et après ils comprennent. C’est marrant de pouvoir jouer les deux en même temps en live !

Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement dans la performance live ?

Pour moi, le live représente deux challenges. Le premier, du fait qu’on ne soit que trois et qu’on n’ait pas de batterie mais seulement une grosse caisse, est de repenser l’arrangement des morceaux. Il faut qu’on rediscute des morceaux les trois avant le concert afin de choisir la manière de les jouer sans tous les instruments de l’album. Le second défi consiste à évidemment capter l’attention du public, ce qui peut être difficile. On peut parfois se prendre des claques, comme ça nous est arrivé au début… Mais il ne faut pas avoir peur d’avoir honte et essayer d’interagir, c’est un bon entraînement pour améliorer sa confiance en soi !

Sacha Haidinger (© Elia Fernandez)

Baptiste Bordier (© Elia Fernandez)

Natkim Chatagnat (© Elia Fernandez)

Quelles sont les prochaines échéances ?

Avant tout, finir notre semestre universitaire. C’est le stress là, il faut que je retourne en cours et que je révise pour les examens. Sinon, on va commencer à mettre des sons sur notre chaîne Youtube, mais des sons qui ne sont pas sur l’album. On va aussi se concentrer sur la comm et alimenter en contenu notre page Facebook. La seule date de concert qu’on a pour le moment c’est jeudi à L’Almacén dans le cadre de la soirée « UniArt fait son live » mais sinon, on va attendre la fin des examens pour en faire d’autres… Sur le plus long-terme, on imagine faire un second album d’ici la fin de l’année 2018. Tout ce que je peux dire est qu’il y aura plus de banjo !

Leur prochain concert aura lieu le jeudi 17 mai à L’Almacén, aux Grottes.

Leur page Facebook : https://www.facebook.com/landscapeandsounds/

Les liens sur les différentes plateformes d’écoute : https://fanlink.to/landscapeandsounds

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