Poésie douce avec Ho Gee

© Ho Gee

Après un EP au mois de novembre Spleen et Idéal, directement inspiré du roman de Baudelaire, Ho Gee revient avec un nouveau projet et des nouvelles compositions rap sur l’EP « Entre deux ». Discret, peu présent sur scène, le jeune rappeur nous en dit plus sur son parcours, ses projets et ses envies.

Ho Gee commence à écouter du rap à ses 16 ans après une période plus axée sur le reggae et la dubstep. L’envie de lui-même en faire est venu spontanément et très rapidement, « je me suis lancé assez vite : après entre le moment où je faisais ça dans ma chambre et le moment où j’en ai parlé autour de moi, il y a eu quand même quelques mois.» explique Ho Gee, dont le blaze est directement inspiré de son vrai nom, Adriano.

Quelques temps plus tard, le jeune rappeur lance avec des potes le groupe TDB (Tout De Bon), qui découlait d’une envie de travailler ensemble et surtout de se réunir pour se montrer et développer leur musique. Une bande de potes qui faisait ça plus pour rire qu’autre chose, sans se prendre au sérieux, « maintenant on fait plus nos sons chacun de notre côté, mais on s’était rendu compte qu’on faisait tous du rap à notre échelle, dans notre chambre sans vraiment l’afficher », nous dit Ho Gee ,« j’ai déjà fait des collaborations avec des potes, mais c’est vraiment avec Semor que j’ai sorti le plus de projet. ». C’est d’ailleurs le 29 avril dernier, qu’un nouvel EP nommé « Entre deux » sort en duo avec Semor. Cinq titres enregistrés entre le Bamajo Production et Eloge Record, dont Mémoire clippé à deux pas de l’Usine.

© Ho Gee et Semor

Mais comment décrire le rap d’Ho Gee ? « Je ne fais pas de la trap, ça c’est clair. Je propose différents types de rap parce que je n’ai pas envie de m’enfermer dans un style particulier » explique Ho Gee « j’aime ce que font Roméo Elvis ou Lomepal, c’est toujours du rap mais ils proposent des choses plus variées, qui font que ça va parler à plus de monde. » Car oui, le monde du rap est encore trop stigmatisé et mal considéré dans une ville où ce style-là est de plus en plus mis en avant, notamment avec la SuperWak Clique « il se passe plein de choses à Genève au niveau du rap, c’est un milieu qui permet aux gens de s’exprimer » ajoute d’ailleurs le genevois, dont le rappeur Jazzy Bazz est aussi une des grandes inspirations.

Trois sons sur le label de la Chinerie sont aussi prévus pour ce printemps. Le label français qui est une véritable référence avec leur Chineurs de Rap (CDR) collabore pour la seconde fois avec Ho Gee, chanceux mais surtout bosseur. Le titre Miami avait déjà pu séduire en juillet dernier les curieux et les amateurs de rap, entre old school et poésie timide.

Le genevois se fait plus que discret sur scène, avec seulement une date à Paris il y a quelques mois. Une envie de rester encore un peu dans l’ombre, de se préserver aussi sans doute: « J’aimerais bien faire quelques concerts, mais c’est compliqué de se montrer. Je suis quelqu’un d’assez calme et posé, donc assez différent du stéréotype du rappeur. » se confie Ho Gee. L’envie de collaborer avec d’autres artistes au niveau des prods est dans les projets du jeune homme « Y a déjà des producteurs qui sont venus bosser sur Spleen et Idéal » explique Ho Gee « C’est El Larchan des Babtous International qui m’a fait la prod de Genève c’est tout petit par exemple. ».

L’artiste d’Independance Musique dit enfin que pour lui, le rap représente de la poésie sur instrument, qu’il cherche à rendre de plus en plus cohérent à travers un univers personnel et authentique. Un univers qui mérite d’être encore plus découvert et qui pourra l’être grâce aux nombreux projets du rappeur. Talent à suivre de près en 2018 donc, entre poésie douce et prod à l’ancienne, Ho Gee réserve encore quelques belles surprises !

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