Groovah, musique latine, musique d’été

Photo de Maxime Wagner

Groovah, le groupe latin de Genève, sort de son hibernation et jouera vendredi au Palladium, dans le cadre de la soirée anniversaire du Centre de la Roseraie. En parfait accord avec la météo, le septuor nous a habitué à des lives pleins de bonne humeur et de soleil ; c’est donc l’occasion d’aller les écouter – d’autant plus qu’ils annoncent de nouveaux morceaux – pour se préparer aux beaux jours.

Groovah, c’est une formation musicale, mais pas que. Au début, il a un percussionniste, Mathias, dit Titito, qui rêve en 2013 d’« un projet musical, d’un mélange entre du latin-jazz et du hip hop ». Il fait une demande à la ville de Lancy et obtient un local, le Bambou ; c’est le QG. Il en parle aussi à son frère, Sebastian, qui rappe, et le duo familial se met alors en quête de musiciens. Ce sera d’abord Boris à la batterie, Allan au piano, Adrien à la basse, Pancho qui rejoint Sebastian au chant et finalement, Samuel, guitariste. Avec cette formation, le groupe enregistre son premier album, « Movimiento », qui sort en octobre 2016. Le batteur part entre temps étudier à Londres, et est remplacé par Gus, qui a intégré la formation il y a environ un an.

Définir le style de Groovah est un gageure : « c’est de la musique latine, mais c’est aussi du funk, c’est aussi du hip hop, c’est parfois du reggae, parfois très rock. On a envie, je crois, d’être un peu hors cadre de ces définitions pré-faites. Mais effectivement, il y a un côté latin qui est hyper présent : on chante en espagnol principalement » explique Mathias. Et Allan de rajouter : « c’est-à-dire que du fait que la majorité des membres (4/7) soient d’origine chilienne, ça a quand même apporté ça. Le fait que ce style de musique qu’on fait sort du cadre, c’est surtout parce qu’on apporte chacun nos sources musicales, nos origines un peu, d’où on vient, notre culture. » Et d’horizons bariolés, Groovah en est plein : des parents musiciens (de la musique traditionnelle chinoise aux classiques blues), des parcours d’autodidactes, d’autres passant par le conservatoire, un orchestre polyharmonique, ou classique, des jams, ou encore des chorales d’églises ; il en a qui composent des jingles pour la radio et d’autres qui ont fait de la musique pour le théâtre, certains nés en Suisse, d’autres arrivés plus tard d’Amérique latine.

Groovah est le premier projet sérieux de ses membres ; à l’arrivée de Samuel, plus expérimenté, ses membres ont gagné en structure et en efficacité musicale, mais, comme le dit Pancho, « Groovah, c’est un apprentissage complet, que ce soit au niveau musical, au niveau organisationnel, au niveau management. C’est un apprentissage dans tous les domaines, et vraiment, on en profite tous parce que ça nous ouvre beaucoup de portes et un point de vue global sur comment tout ça marche. » Avec un fonctionnement horizontal, digne d’un « système réticulaire », terme cher à Mathias, Groovah s’offre le luxe de l’indépendance, tout en devant du coup tout apprendre sur le tas. Ce projet, déclare Pancho, est donc « un groupe de partage, de discussion ; on ne fait pas que de la musique. On partage aussi des moments entre nous et on est une petite famille ».

Aventure autant musicale qu’amicale, Groovah est le rayon de soleil permanant de l’univers musical genevois actuel. Pour résumer :

MATHIAS : L’identité de Groovah est multilingue.

ALLAN : Multiculturelle, multi-origine, multinationalité.

PANCHO : Genevois quoi.

 

 

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