Culturavirus! #4 Le tatoo à l’heure du confinement

L’heure est grave pour la culture. Comme nous le rappelions dans notre récent édito, le secteur culturel ainsi que les acteurs qui le font vivre ont subi de plein fouet les décisions politiques relatives au coronavirus. Sans concert, festival, exposition, spectacle, répétition, ou encore projection, le monde culturel se voit privé de la majeure partie de son activité. Fort heureusement, grâce à la magie d’internet, la culture se réinvente vite et souvent de manière assez étonnante. Pour célébrer notre culture 3.0, EPIC a décidé de lancer une série d’articles consacrés à différentes initiatives culturelles qui fleurissent ci et là afin de faire rayonner le patrimoine artistique de notre chère Suisse romande… le tout depuis chez soi.

Quoi de mieux que de se faire plaisir, en soutenant les artistes locaux ? Si les tatoueurs.euses sont au chômage technique, ils.elles n’ont pas arrêté de créer et de nous faire rêver à travers leurs réseaux sociaux. Pour soutenir tes artistes tatoueurs.euses préférés.es même en cette période, il existe trois possibilité :

  • Les suivre sur leurs réseaux sociaux, liker leur contenu et partager leur travail : Les réseaux sociaux jouent un rôle clé pour ces artistes, qui se servent en particulier d’Instagram, comme vitrine de leur œuvres. En quelques clics, vous pouvez comprendre le style, l’histoire et la manière de travail de chacun.e. Plus un artiste a de followers, plus il sera invité comme guest dans des salons étrangers, ou invité lors de marchés ou de conventions de tatouage. Alors même si vous ne souhaitez pas vous faire tatouer, n’hésitez-pas à encourager ces artistes avec des likes ou des commentaires !
  • Acheter du merchandising ou des artworks : les tatoueurs.euses qui ne font que du tatouage sont très peu nombreux.ses. La plupart décide de multiplier les activités afin de décliner l’art sur d’autres supports. Les artistes font très souvent du merchandising (t-shirts, tote bags, sweats, tasses…) ou des prints ce qui permet aux personnes non adeptes du tatouage, de tout de même se faire plaisir. D’ailleurs, le collectif organisateur du Supermercado propose chaque jour de quoi se sustenter artistiquement, le tout en soutenant les artistes et leurs productions !
  • Se faire tatouer : Chaque tatoueurs.euses a ses codes, sa manière de procéder et ses tarifs. Certains.nes ne font que des petits tattoos, d’autres que des projets personnels : il faut donc se renseigner avant de contacter un artiste et être sûr de son choix. Pendant le semi-confinement, difficile de respecter ce dernier point, mais l’heure peut être à la réflexion. Pourquoi ne pas fêter la fin du confinement avec un petit tatouage ?

EPIC te propose une sélection des tatoueurs.euses locaux :

Benito do : Benito Do, de son vrai nom Benoit Ecoiffier, est graphiste et designer indépendant en plus de son travail de tatoueur.  Après avoir fait un bachelor en design graphique à la HEAD, il se lance à travers une pluralité de médiums : illustration, identité visuelle ou encore vijing. L’artiste s’illustre surtout grâce à ses flashs et son style minimaliste. Son instagram

Judski : L’artiste pluridisciplinaire lausannoise nous emmène dans son univers fleuri, tout en délicatesse. Femme poivron, lune mélancolique ou buste herbacé : le style de Judski rend hommage à la nature avec une note décalée. Elle réalise en plus de son travail de tatoueuse des prints et du graphisme et elles ont crée le compte Kmet + Tüt avec sa soeur, qui propose des collages papier surréalistes. Elle tatoue à Lausanne uniquement ses designs, disponible sur son site ou sur son instagram

Lehavk : Leha van Kommer mélange le monde de l’enfance et du tatouage avec délicatesse et humour à l’image de ses modèles féminins, aussi farouches que sensuels. En plus de son travail de tatoueuse, elle crée des illustrations pour enfants : elle a même édité deux livres jeunesse. Elle réalise différentes créations, comme des  bijoux ou dernièrement des amulettes, toutes disponibles sur Etsy. Lehavk travail au CocoBilly Tattoo, à Lausanne

Bien réel : Bien réel est un artiste qui vient tout juste de démarrer sa carrière, puisqu’il s’est lancé en août 2019 dans la confection de ses flashs. L’artiste fait tout d’abord son entrée dans le monde du dessin avec des illustrations autour de la femme, moderne et terriblement cool. Il décide ensuite de se rapprocher du tatouage en « dessinant des choses qu’il aime», c’est-à-dire des bustes inspirés de la mythologie, des fruits stylisés ou des objets du quotidien. Pendant le confinement, il se consacre à préparer des flashs qu’il proposera à la reprise. Pour voir son travail, son instagram

Ginginx : Si vous suivez EPIC depuis quelques années, vous connaissez forcément Ginginx. Avant de se lancer comme tatoueuse, Ginevra multipliait les expositions en Romandie et a finalement décidé de se lancer dans le tatouage, il y a cinq ans. Le style de Ginevra est très personnel, terriblement poétique et surtout d’une « violence fragile ». L’italienne d’origine est à retrouver au 33 Tours, mais avant cela découvrez ses « apéros imaginaires », une série d’illustration réalisée avec d’autres artistes romand.es. Elle vend aussi des t-shirts, des sweats brodés ou encore des totes bags comme celui réalisé en collaboration avec EPIC.

I know quoi : Ainhoa est une jeune artiste de 23 ans, qui travaille entre Vaud et Fribourg. Le tatouage vient à elle lors d’un séjour à Berlin, il y a deux ans. Elle réalise des flashs, mais aussi des projets personnels toujours avec un style minimaliste, illustratifs avec des traits fins et élégants. Elle réalise des prints (comme lors de sa collaboration avec l’artiste lausannoise Kleaott) mais aussi des tote bags, que vous pouvez acquérir en allant sur sa page instagram. Ainhoa profite de la situation actuelle pour créer des t-shirts et d’autres illustrations imprimées.

Laurie Franck : Laurie a fait des études aux beaux-arts en France. Elle est par la suite devenue photographe de mode où elle travaillait pour des magazines et des petites marques de bijoux ou de vêtements. Laurie Franck entre dans le monde du tatouage, il y a 6 ans, lorsqu’elle rencontre Paolo Bosson, artiste tatoueur. Il lui apprend à tatouer, et rejoint le salon Double Rayon, que Paolo Bosson ouvre l’année dernière avec loic_vh et mateo_veynet. La tatoueuse propose surtout des flashs mais accepte aussi des projets plus personnels. En plus de son activité de tatoueuse, Laurie tire le tarot (en ligne, mais aussi à Double Rayon) : vous pouvez d’ailleurs suivre un tirage quotidien en guidance collective sur le compte Daughter of the air. L’artiste vend aussi des bijoux crée en collaboration avec Knobbly, disponible à la vente en ligne.

Caroline Vitelli : Après un master aux beaux arts en sociologie, l’artiste genevoise à participé a plusieurs projets artistiques en Europe. A Genève, elle a exposé, notamment au Musée Rath, à Forde et au CAC. Parallèlement elle a travaillé comme curatrice au centre d’art contemporain. Il y a sept ans, Caroline débute le tatouage après une résidence artistique en Islande, un fil rouge à sa constante recherche créative. Elle a travaillé d’arrache-pied pour montrer une autre forme de tatouage, plus personnel, une expérimentation sur le geste plus que sur la ligne, différent du style « old school », très présent, alors, sur la scène du tatouage genevois. Son style, qualifié par un article de poétique, gothique ou romantique, illustre souvent des corps inconditionnellement humains et mélancoliques. Depuis le semi-confinement, elle participe a des collaborations et vend des dessins originaux a des prix abordables, disponible sur son instagram.  Vous pouvez aussi retrouver ses archives d’expositions sur cette page.

Stéphane Devidal: Après un master aux beaux arts, le lausannois se spécialise dans l’art plastique pendant une quinzaine d’années tout en incluant le tatouage dans sa pratique artistique. Il décide de se consacrer uniquement à cela il y a quatre ans, tout en continuant de créer des dessins, des peintures et des peintures digitales. Stéphane a aussi enseigné l’art dans différentes écoles en Suisse romande. Il tatoue actuellement au 242 tatoo, à Lausanne où l’on peut découvrir son style qui fait la part belle au corps humain, à la mythologie et aux animaux. Pour le soutenir pendant le semi-confinement, retrouvez son compte Instagram.

Fifille : Frédérique Nierlé mélange les mots, pour en faire des fragments de poésie à déposer sur la peau. Tatoueuse résidente au 33 Tours depuis peu, elle multiplie aussi les projets, comme les expositions à l’Almacén, la customisation de la buvette de la Pointe ou les participations au Supermercado. Frédérique Nierlé assume son côté Peter Pan, un peu naïf et d’une poésie rare.  En attendant la réouverture du 33 Tours, rendez-vous sur sa page instagram : elle y réalise des prints inédits, multiplie les collabs (parfois à huit mains !) et partage en story ses coups de cœurs culturels.

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