[EPIC OPUS N°6] « October makes me moody » par Anita Kirppis

crédit: Fanny Laumonier

La rubrique consacrée aux mixes de dj.ettes émergent.es de Suisse Romande, EPIC OPUS en est déjà à son sixième volet. Pour cette session, c’est un partenariat qui est à l’honneur, avec la Globale Locale, le festival émergent qui soutient les artistes et clubs genevois. Anita Kirppis se produira lors de l’évènement le 18 octobre à La Gravière. Ce mix réalisé en exclusivité pour EPIC-Magazine fait les présentations de l’artiste aux rythmes endiablés, venus tout droit des pays du soleil… Réchauffez-vous en écoutant ça !

… Mais qui est Anita Kirppis ?

« C’est un projet qui est né en Finlande en 2012, d’où le nom Kirppis qui veut dire « vente de garage ».  C’est l’idée du DIY (Do It Yourself), du recyclage, des mélanges de techniques. Anita, c’est le prénom de ma grand mère, une femme extraordinaire  avec une histoire de vie incroyable qui m’a souvent inspirée dans ma démarche artistique. Sous ce nom j’ai créé ma marque de bijoux, je mixe et je fais d’autres projets artistiques.

Quel est ton souvenir le plus lointain lié à la musique ?

C’est ma mère qui danse avec moi le soir sur sa chanson de cumbia preférée « Jugo de pina ». Elle est enceinte de ma petite soeur alors elle a un gros ventre rond qui bouge gaiement.

Quels types de musique te font vibrer, et que proposes-tu lors de tes sets ?

Toute sorte de musiques. Parfois j’écoute pendant une semaine le même album ou toute une journée en boucle la même chanson. C’est l’émotion que cela me procure qui me fait accrocher. Pendant mes sets, je propose un mélange de dembow, de baile funk, jersey club, booty bass, techno, de musiques électroniques hybrides. C’est ce qu’on appelle deconstructed club music (une forme d’hybridation de divers genres de musique de danse électronique avec un son abrasif post-industriel tels que la trap, l’EDM, ballroom, baltimore club, jersey club et grime poussant leurs limites, souvent avec un penchant conceptuel ou politique). J’essaye aussi des réveiller des émotions chez les gens pendant mes sets. Tout est dans le mood du moment !

Es-tu axée sur le mix ou aussi la production ?

On prépare un EP avec mes amis producteurs genevois de pavillon.  La sortie est prévue pour fin octobre, vous allez beaucoup danser…

Parle-nous de tes influences…

J’ai grandi avec le reggaeton de Ivy Queen,  »El General » et Big Boy, la cumbia de la Sonora Dinamita , la salsa de Tito Puente, Celia Cruz et la India, la musique des années 80 en anglais et en espagnol, la pop mexicaine (Luis Miguel, Juan Gabriel, Armando Manzanero) et la disco. Adolescente, j’écoutais du rock et j’ai fini par le hip-hop. En ce moment j’écoute de l’ambient.

Que penses-tu de la vie nocturne à genève, des clubs et de leurs soirées ?

You gotta fight for your right to party!

La Globale Locale, ça t’évoque quoi ? que proposeras-tu lorsque tu y mixeras ?

C’est une super initiative! Ce que je dis toujours, c’est ‘‘support your local heroes ». Je passerai quelques tracks en exclu de notre projet avec pavillon, plus des petites perles de tribal et du bon dembow! Le même soir à l’Audio il y a justement un live de pavillon qu’il faut absolument aller voir ! Après venez à la Gravière où je partagerai la soirée avec Dj Mighty et Ven’3mo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.