[EPIC OPUS N°10] Un vendredi soir chez Valentino McYoshimura par Saint Estrela

crédit: Anne Gerzat

Pour cette dixième session mix qui met en avant les dj.ettes de la région, EPIC- Magazine te présente un artiste venu de La Côte. Saint Estrela nous offre une sélection spéciale pour la Saint-Valentin. « Un mélange aux influences jazz, easy listening et pop pour une playlist à l’eau de rose en plastique. » Et pour accompagner le tout, Saint Estrela s’est prêté au jeu questions-réponses !

Saint Estrela, ça vient d’où ? Et toi, d’où viens-tu ?

Saint Estrela est né à Lisbonne. J’avais une mélodie qui revenait régulièrement dans ma tête et que je sifflotais en me baladant dans les rues lisboètes. Quand je suis rentré en Suisse, je l’ai enregistrée et j’ai décidé de prendre le nom Saint Estrela pour rendre hommage à un parc qui m’a beaucoup inspiré là-bas, le Jardim da Estrela. Quant à moi, je viens de Suisse, j’ai grandi à Aubonne, un village sur La Côte, et maintenant j’habite à Lausanne.

Comment tu as commencé à faire de la musique, et c’était quoi ? C’est devenu quoi ?

La musique, c’est un peu ce qui me rend vivant, à l’intérieur. Petit, je tapais partout pour faire des rythmes, donc j’ai reçu ma première batterie à l’âge de 4 ans et plus tard je me suis tourné vers d’autres instruments comme la guitare, le piano et la synthèse sonore, pour pouvoir retranscrire ce qui me passait par la tête. J’ai toujours eu besoin de créer des trucs et d’exprimer ce que je ressentais et c’est à la fin de mon adolescence, après avoir fait une école d’arts visuels, que je me suis rendu compte que c’était la musique qui me permettait le plus de le faire. 

Comment expliquerais-tu ton rapport à la musique, et quelle place a-t-elle dans ton quotidien ?

J’ai la chance d’avoir un job qui me permet de faire de la musique et de la recherche sonore à plein temps, puisque je travaille dans une agence de communication audio à Lausanne qui s’appelle Wavestudios. Donc la musique a déjà une grande place dans mon quotidien professionnel. Et sinon le reste du temps il y a toujours une mélodie en tâche de fond dans mon cerveau. J’utilise la musique pour augmenter mon expérience de la réalité. Ou pour rêver, loin de la réalité, ça dépend. En fait je vois presque la musique comme une véritable entité qui s’exprime à travers nous.

Tes influences musicales et tes coups de coeurs, tu peux nous en parler ?

Ça dépend, j’ai des périodes. En ce moment j’écoute pas mal de musique électronique, de techno etc. Mais ce qui reste invariable c’est l’ambient, j’en écoute tous les jours. Et si je devais nommer qu’un seul coup de coeur qui m’a accompagné ces dernières années, ça serait Music for 18 Musicians de Steve Reich. 

Peux-tu nous expliquer tes projets passés, actuels, et futurs ? On aimerait tout savoir !

J’ai commencé par faire de la batterie dans un groupe de punk rock, parallèlement, vers 16 ans, j’ai sorti mon premier album solo qui était un album de rap. Ensuite j’ai eu des projets de rock électronique et j’ai eu ma période revival 80’s puis j’ai commencé Saint Estrela fin 2015. J’espère pouvoir sortir quelque chose en 2020. Et j’ai d’autres projets sur lesquels je travaille qui devraient prendre forme dans ces prochains temps, des trucs plus acoustiques, d’autre plus électroniques, on verra dans quel ordre ça sort..

Ce mix que tu as réalisé, il raconte quoi ?

Ce qui me fait rire avec la Saint Valentin c’est que j’ai l’impression que tout le monde trouve ça un peu surfait et cliché, mais tout le monde la fête quand même. Je voulais retranscrire ça avec des morceaux qui me font à la fois rire tellement ils sont bateau et kiffer tellement je les trouve bien. Pour moi ils sont super appropriés à une folle soirée d’amour avec certains passages de l’ordre d’un petit moment de lucidité un peu gênant concernant cette belle soirée de la Saint Valentin.

Comment tu conçois ta position de musicien ici en Suisse romande, quelle est ta vision de la scène actuelle et des perspectives pour les artistes ?

De l’extérieur je trouve la scène actuelle super excitante, j’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de concerts, de festivals et surtout d’artistes romands aussi cool qu’en ce moment. Vivre de l’art peut être en même temps super passionnant et super anxiogène, et je pense que chacun doit le savoir. Il y a malgré tout quelques supports non-négligeables qui ont été mis en place, en plus des nombreuses salles de concerts, festivals, labels et magazines qui sont super importants, et au final, si on saisi chaque opportunité, il est tout à fait possible de s’épanouir en tant qu’artiste en Suisse.

Tu nous recommandes des lieux en Suisse romande pour chiller ? Cafés, disquaires, salles de concerts ou autres… Parle-nous de ce qui t’inspire !

Le premier qui me vient à l’esprit et qui regroupe tes trois exemples c’est Bongo Joe à Genève. Un truc cool à Lausanne c’est les jeudi soir au Chorus, on peut chiller en écoutant un concert de jazz par les étudiants de l’EJMA ou de l’HEMU et c’est en entrée libre.

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