Mikrokosm, le nouveau festival genevois dans son monde

EPIC-Magazine met un coup de projecteur sur un petit nouveau de la scène culturelle genevoise. Né d’une envie de promouvoir une offre de jour comme de nuit à la Fonderie Kugler, le Mikrokosm Festival propose un programme riche et dense au cours des trois premiers jours de mars… De quoi commencer le mois en beauté !

C’est un festival qui propose une palette d’activité variée sur trois jours de festival intenses. Le Mikrokosm, c’est aussi une envie de créer un festival à partir d’impulsions nouvelles données par des organisateurs venus de milieux différents. Ils ne sont pas des professionnels de l’évènementiel, mais ils ont envie de lancer leur évènement, alliant musique, visuel, et partage.

Tout un petit monde alors qui regroupe une partie des membres du collectif Rudel Bums, partisan de la culture underground et rave genevoise. La musique électronique et les soirées clubs viennent alors se poser comme fondements du festival, mais l’offre ne compte pas s’arrêter là. A Genève, les soirées et autres évènements culturels sont nombreux. D’ailleurs, l’offre n’y a jamais été aussi forte, et le public jamais aussi bouillonnant ! Mais il faut dire que ce qui prédomine, c’est le clubbing. Et ceux qui n’aiment pas ça, ou qui n’en ont pas l’âge pourraient se sentir exclu. Le Mikrokosm veut alors s’ouvrir à tous, et pour cela il propose une programmation très diversifiée: la musique est déclinée en concerts live en plus du clubbing, et la journée, le rythme du festival bat également son plein. Ainsi, des workshop, un atelier de décoration, une projection de film et un marché des créateurs sont mis en valeurs dans l’espace de la Fonderie Kugler, le temps d’un long week-end.

Raving Iran (Suisse - 2016) de Susanne Regina Meures rend compte la scène techno illégale de Téhéran. Il sera projeté dimanche 3 mars à 20h30.

Le parti pris des événements se veut alors inclusif, abordable, et surtout participatif. Issu d’un crowdfunding qui a été mené à terme, le festival se voit financé par son public mais aussi « construit » par lui. La scénographie est gérée par le Collectif Cérès qui proposera, lors d’un atelier décoration, aux participants de créer du matériel qui servira pour le reste du week-end. D’autre part, un appel à projet a été lancé pour le marché des créateurs sans oublier l’organisation composée à 100% de bénévoles. Un festival « do it yourself » fait et proposé par les genevois, pas forcément issus du monde de l’évènementiel.

Un festival émergent qui sera alors dans sa phase de test: une programmation ambitieuse et sans concession, et l’équipe d’organisateurs qui attend de voir si le public répond à cette proposition nouvelle. En s’inspirant de concepts étrangers comme les Nuits Sonores ou le Sonar, le Mikrokosm souhaite diversifier le jour et la nuit, pour revaloriser un créneau qui manque à Genève et mettre également en valeur un lieu sous-côté. La Fonderie Kugler dispose des caractéristiques parfaites avec sa grande ouverture aux propositions et sa bonne capacité d’accueil.

Ultimes arguments pour convaincre les plus sceptiques: plusieurs évènements seront fixés à prix libre voire entrée libre et les soirées clubbing ne dépasseront pas 10 francs. Une partie des bénéfices du festival seront également reversés à une association, One Step One Smile, ou le pari fou d’un genevois de se rendre au Sri Lanka à pied en 3 ans ! Alors, on se voit là-bas ?

Lien des évènements « NUIT »

Lien des évènements « JOUR »

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