Mah’mood nous parle groove et culture locale !

C’est dans ce froid hivernal que nous nous réchauffons en parlant musique avec Mah’mood. C’est en 2011 qu’il commence à passer des disques. L’aventure débute par une volonté de partager sa passion musicale qu’il nourrit à travers le « dig », toujours plus affuté et varié au fil des découvertes et des sets. Un mélange de styles entre inspirations funk, soul, disco et boogie essentiellement…Voilà comment Mah’mood se définit même s’il n’aime pas les étiquettes. Pour désigner ses influences, il parle aussi de musique électronique au sens large. Le jeune homme s’est créé un univers en partant d’un attachement particulier à la soul, au funk et à la disco, tout en ayant grandi en écoutant du hip-hop. Attaché aux « instrus » et curieux des samples, Mah’mood découvre alors un univers musical totalement différent de ce qu’il pouvait écouter à ses débuts, allant du jazz à la disco.

C’est aussi son activité de disquaire chez Bongo Joe records qui lui a permis de démystifier les genres et de s’ouvrir à de nouveaux sons, lui permettant de développer une différente manière d’écouter et penser la musique. C’est d’abord au sein de son collectif Constel’, fondé en 2011, que Mah’mood et ses acolytes cherchent à ouvrir l’esprit du public et à casser la monotonie qui caractérise parfois certaines ambiances musicales, tout en préservant un fil rouge « groove » . Une superbe expérience qui joue sur le mélange des styles et qui a donné lieu à de nombreuses soirées. Ce sont les endroits intimistes et éclectiques que Mah’mood affectionne: L’Ecurie, le Cabinet, le Pachinko…Des lieux qu’il soutient pour leur indépendance et la liberté qu’ils proposent. Cela ne l’empêche pour autant de mixer en club, comme à la Gravière, au Motel Campo ou lors de festivals comme Antigel depuis maintenant quatre ans. Ce que le DJ aime, c’est dénicher des morceaux oubliés, endormis, et les remettre au goût du jour pour les faire découvrir aux gens. Le seul objectif est de faire danser les foules !

Sa passion pour le digging, Mah’mood le doit à son héritage hip-hop , cela faisant partie de l’histoire de cette musique, les disques étant une des sources essentielles aux producteurs pour leur création. C’est un véritable cheminement, avec un rapport à la matière que Mah’mood apprécie dans le fait de passer des disques. Dans un plus large débat identitaire, Nadim nous avoue revendiquer de manière évidente et naturelle ses origines égyptiennes, sans pour autant en faire une obsession ni une source d’inspiration directe dans sa sélection musicale. Ce qu’il y a de beau et d’unique dans la musique, nous explique le DJ, c’est qu’il s’agit du seul langage qui parle à tout le monde, dépassant ainsi les différences culturelles, linguistiques ou sociales… Mah’mood en vient alors à la jeune génération et à son rôle de « faire prendre conscience » de l’importance de la scène locale. Rendre attentifs les Genevois au fait qu’ils peuvent doivent être les acteurs de leur propre ville c’est très important. Il ne faut pas s’enfermer dans le « c’était mieux avant », mais au contraire,  faire quelque chose avec les moyens qu’on a. Mettre en avant la scène locale est alors un combat qui s’alimente et auquel Mah’mood essaie de contribuer. « Digger dans notre ville et exploiter tout ce que l’on a ici », voici la devise !

Mah’mood sera:

le 23.03 à La Gravière avec Darryn Jones, l’event ici !

le 5.04 au Chat Noir

le 28.04 à l’Electron Festival

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