Mo’Funka, ou Genève façon groove

Jules, Loïc et David trois des membres de Mo'Funka

Un vent rétro souffle sur la scène genevoise grâce à différents groupes et collectifs qui partent digger à travers le monde des pépites oubliées. C’est le disco, la house, le funk et le groove qui sont principalement mis en avant par Mo’Funka a.k.a la Mo’. EPIC part à la rencontre de Jules, David et Loïc, trois des cinq membres de l’association.

Un collectif, un groupe, des potes ? En plus du lien qui les unit, la Mo’ est une association constituée de différents diggers ayant chacun leurs spécificités et leurs préférences. Des débuts en novembre 2015, des changements forts comme l’émancipation de trois des six membres du groupe fin 2016, pour finalement arriver à cinq membres en 2018, avec l’arrivée de Quentin et Nicolas. Une envie commune d’organiser des soirées, de faire découvrir de nouvelles choses et de s’éclater entre potes : voilà le point de départ de Mo’Funka. « On avait tous cet amour de la musique », explique Jules, « on aimait découvrir des sons et les partager, on était tous des collectionneurs avant d’être des DJs, ce qui explique pourquoi ça a bien fonctionné ». Des collectionneurs de vinyles amoureux des sonorités vintages qu’apporte le funk et des fans de groove et de disco qui permettent de faire danser autrement qu’avec de la techno.

« Les gens qui viennent à une de nos soirées savent ce qu’ils vont trouver : c’est rare que les gens soient déçus parce qu’ils ne s’attendaient pas à ça » nous dit Loïc. Mais à quoi s’attendre lorsqu’on va voir Mo’Funka ? On traverse le funk, le disco, la house orientale sélectionné par chacun des membres de la Mo’. Des univers très variés mais toujours avec des sonorités retro qui font danser et des DJ sets éclectiques qui ont su séduire les genevois noctambules, remplissant la salle du Terreau à de nombreuses reprises. Depuis maintenant deux ans, la Mo’ collabore avec le Collectif Nocturne en charge de la salle du Terreau et ont souvent investi les lieux, en plus de les avoir aidé au bar ou dans l’organisation de différentes soirées. « Ce qui nous plaît avec le Terreau c’est cet aspect de promotion de la culture locale, qui nous parle beaucoup » explique David. Une promotion de la culture locale que les diggers incarnent avec une émission à Radio Usine un mercredi sur deux à 21h nommée Noctanwax. Une émission qui permet, grâce à sa fréquence, de laisser place à beaucoup de liberté au niveau des invités et de la programmation musicale mais aussi de mettre en avant des sons oubliés, « c’est une expérience en soit d’aller digger », nous dit Jules, « ça permet vraiment de rencontrer des gens, de découvrir des cultures d’une autre manière et de se rendre compte de l’universalité de la musique ».

En plus de l’aspect purement musical, la Mo’ souhaite intégrer une dimension sociale à leur projet. Des collectes d’habits ont notamment été organisées afin de les redistribuer à d’autres associations. L’envie de ne pas se cantonner uniquement à l’organisation de soirées les pousse à collaborer avec des associations locales, comme avec le Collectif Cérès, au printemps dernier. Parce que oui, Mo’Funka est et souhaite rester local et veut retourner les boîtes et les soirées genevoises « notre nom tourne gentiment, les gens commencent à savoir qui on est », nous dit Jules, « on a un statut de gars locaux qui ne se prennent pas la tête, et ça nous convient très bien. » Des potes qui mixent, qui aiment la musique, sans prétention et sans prise de tête et qui amènent un vent vintage sur la scène locale genevoise.

La liberté et la confiance au sein de la Mo’ sont deux aspects clés du crew et une transparence entre les différents membres est nécessaire afin d’éviter des scissions comme avec les Babtous en janvier 2016 : « Il n’y a pas de barrière entre nous, s’il y a quelque chose qui va pas on va se le dire, on prend tous notre rôle assez à cœur », explique Loïc, « On a tous des rôles prédéfinis qui sont tacites, on a pas besoin forcement de se dire les choses, on se fait confiance » renchérit David. Une confiance et surtout une motivation sans faille depuis bientôt trois ans et des dates un peu partout dans Genève, comme à l’Usine, à la Gravière lors l’AJAFEST, mais aussi prochainement à l’Audio.

Et quand on leur demande un lieu de résidence qui leur plairait, les trois répondent « La Gravière ! ». Et ça tombe bien, Mo’Funka sera présent lors de la soirée d’anniversaire d’EPIC le 20 septembre pour un Noctambar vintage et disco. Dès vingt-trois heures, voyage direction le monde du funk pour danser jusqu’au petit matin, et se laisser emporter par la vague de la Mo’ !

Toutes les infos sur Mo’Funka : Facebook, Soundcloud, Noctanwax

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