Nouveau souffle de techno brutale au Folklor

EPIC-Magazine est allé voir ce qui se faisait du côté de Lausanne en terme de techno, et vous présente le concept « Brutalisme », instigué par l’artiste lausannois ATØNAL, a.k.a Loris Scaglia, en collaboration avec le Folklor. 

« Ces soirées cristallisent ma vision et l’amour que je cultive pour la techno ». En une phrase, ATØNAL nous résume son envie de rassembler une scène électronique émergente dans sa ville. Depuis le mois de janvier 2019, il organise les soirées Brutalisme au Folklor, qui font l’apologie de la musique techno dans ses sonorités les plus brutes.

Passion techno

Féru de techno, ATØNAL a tout de suite été pourvu d’un penchant pour une musique qui n’était pas encore évidente à proposer en club. « C’était compliqué de jouer de la techno il y a encore quatre ou cinq ans»,  nous explique-t-il. En effet, l’heure de gloire que connaît la techno dans les clubs aujourd’hui nous ferait presque oublier qu’elle en repoussait plus d’un à l’époque. Désormais plus accessible, mieux comprise, la techno se décline sous toutes formes de styles et d’ambiances. Celle pour laquelle a opté ATØNAL, c’est le brutalisme. Passé par le Montreux Jazz Festival et ayant arpenté les clubs genevois comme l’Audio ou le Zoo, ATØNAL a souhaité ramener sa vision de la scène électronique en terre connue.

Ramener la culture électronique à Lausanne

À l’heure où Lausanne a perdu de son attractivité pour les clubbeurs, quelques lieux tentent néanmoins de raviver la flamme de la musique électronique. C’est le cas du Folklor, successeur de La Ruche ayant ouvert fin 2016, cherchant, entre autres, à revaloriser les artistes de la scène régionale. Très ouvert d’esprit et à l’écoute des jeunes acteurs culturels, le club a ouvert ses portes au concept de soirée d’ATØNAL, déjà passé par ses platines avec le label Bipolar Disorder.

« Brutalisme, c’est l’idée de sortir des collectifs, et d’offrir la possibilité à des artistes isolés de se produire », explique le Lausannois. Ainsi, une nouvelle dynamique se crée, avec l’envie de donner de la visibilité à des nouveaux acteurs musicaux, en mélangeant les têtes d’affiches internationales avec des talents de la région. Le seul pré-requis ? Correspondre à la ligne techno assez dure, singulière tout en restant accessible. « Le but est de faire venir des artistes intéressants, pour cultiver et éduquer le public à la techno », explique ATØNAL. Le DJ espère alors montrer un panorama large des différents styles de techno dans toute sa complexité, en encourageant la cohésion entre les artistes romands. Par-là,  aussi dynamiser la scène locale en « créant une grande famille ». Inspiré par des concepts tels que GALVA, évènements genevois mettant à l’honneur la culture underground, ATØNAL dirige ses soirées dans le même esprit: « Une musique qui frappe fort dès le départ ». On est prévenus ! La prochaine édition de Brutalisme aura lieu le dimanche 21 avril. Pour cette édition de Pâques, il recevra l’icône techno Ayarcana et le romand Asharath.

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