Le Poche invite à Manifester

® Samuel Rubio

Déclamer l’envie de vivre, les rêves et les histoires d’amour grâce aux textes d’auteurs.es, c’est ce que propose la pièce Manifesto(ns) ! à découvrir au POCHE/GVE jusqu’au premier mars.

Ils sont quatre. Trois comédiens.ennes et une musicienne à être sur la scène du Théâtre de la rue du Cheval-Blanc. La charismatique Christina Antonarakis, le talentueux Wissam Arbache et la drôlissime Marie-Madeleine Pasquier se donnent la réplique, lisent, rient, échangent pour construire ensemble un seul et même cri de lassitude et d’espoir. Ces trois mêmes acteurs.trices viennent tout juste de sortir de Sappox, précédemment à l’affiche, expliquant la présence des manuscrits et des textes sur le plateau.

Manifesto(ns!) nous plonge au cœur d’une partie de Monopoly, où les cases représentent des textes d’auteurs.trices. On y retrouve des écrits – notes, lettres ou essais – de Jean-Luc Lagarce, Nicoleta Esinencu, Judy Brady, Julie Gilbert ou encore Paul B. Preciado. Petit clin d’œil à celles et ceux qui se sont rendus.ues aux Créatives pour assister à VIRIL en novembre dernier : certains textes vous rappelleront des souvenirs.

Samuel Rubio

A travers cette mise en scène, c’est donc une dizaine de textes qui sont déclamés, rageusement ou au contraire avec humour. Non seulement les textes sélectionnés racontent les déroutes globalisées, les fragmentations de la société ou encore les dérèglements sociaux, mais en plus ils invitent à résister, à s’unir et à agir ensemble. L’envie de Manifesto(ns) ! est donc de « convoquer les auteurs et les penseurs d’aujourd’hui et d’hier dans un cri collectif, un rituel ». Un bémol à cette pièce tout de même : il est difficile pour les spectateurs.trices de réussir à comprendre qui est l’auteur.trice du texte entendu. La partie de Monopoly, censée être le fil rouge, et les dates inscrites au mur peinent à éclairer totalement le public.

Mis en scène par Sarah Calcine et Joséphine de Weck, Manifesto(ns)! prend à bras le corps une sélection de textes-manifestes et de réflexions. Deux propositions différentes, que vous pourrez voir ensemble ou séparément. Au sous-sol, la bibliothèque sonore des femmes de Julie Gilbert est mise à disposition des curieux.ses, avec un nouveau téléphone interprété par Christina Antonarakis.

Vous avez donc le choix entre la pièce de Sarah Calciné ou de Joséphine de Weck, ou bien l’intégral. On vous invite à assister aux deux : pour la (fausse ?) spontanéité du jeu des acteurs.trices et pour les messages forts des textes proposés. A voir jusqu’au premier mars !

Samuel Rubio
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